Suite à une séparation, suite à un décès, vous pouvez vous retrouver en indivision c’est-à-dire être co-propriétaires d’un même bien avec d’autres personnes (ex-conjoint, autres héritiers). Plusieurs solutions peuvent être envisagées : rester en indivision avec l’accord de tous, vendre le bien, attribuer le bien à l’un des co-indivisaires moyennant indemnisation des autres indivisaires.

En cas de désaccord, vous pouvez saisir le juge pour demander la liquidation de l’indivision. En effet, la loi prévoit que nul n’est obligé de rester en indivision. Dans un premier temps, le juge va désigner un notaire pour procéder à l’ouverture des opérations de compte, de liquidation et partage des droits respectifs des indivisaires. Le juge désigne un délai maximum au terme duquel le notaire devra rendre un état liquidatif, délai qui est en principe d’un an, sauf urgence.

Dans un second temps, le notaire désigné par le juge va convoquer les parties et leurs avocats pour établir les comptes. Si un accord est trouvé, le notaire va rédiger l’acte de liquidation-partage qui met fin à l’indivision. Durant cette phase, l’avocat assiste son client et fait valoir ses droits.

Si le désaccord persiste, le notaire rédige un procès-verbal de carence et renvoie les parties devant le juge. Durant cette troisième phase, le juge va trancher entre les différentes positions des parties puis va les renvoyer devant le notaire qui devra alors rédiger l’acte de liquidation-partage sur la base du jugement qui s’impose aux parties et au notaire.

Le juge peut entre autres autoriser l’un des indivisaires à vendre un bien malgré le désaccord des autres indivisaires, ou à passer un acte permettant de sauvegarder le bien indivis ou attribuer le bien de préférence à l’un des indivisaires.

En conclusion, il est toujours possible de sortir d’une indivision. Mais compte tenu des délais de procédure, pensez aux modes alternatifs et amiables de règlement du conflit pour tenter avec votre avocat de trouver plus rapidement une solution.

 

 

 

 

 

 

 

Autres publications

vers une reconnaissance de la PMA post mortem

 En France la PMA post mortem est interdite, pas en Espagne.   Les faits Un couple de français engage un processus d’assistance médicale à la procréation en Espagne. Le mari autorise l’utilisation de ses gamètes en cas de décès prématuré. Le mari décède et sa...

quand les violences familiales passent par l’animal de compagnie

En matière de violences, l'animal est parfois le seul à penser les blessures de la victime, le seul sourire qui reste aux enfants. Un tribunal espagnol spécialisé dans les affaires de violences sexistes a déclaré un homme coupable d'avoir jeté du haut d'une falaise le...

séparation et solidarité fiscale

Epoux ou partenaires de PACS, tant que vous n'êtes pas séparés, vous êtes solidaires des dettes fiscales de l'autre partenaire; autrement dit l'administration fiscale peut vous réclamer le paiement intégral de l'impôt même si cet impôt résulte surtout des revenus de...

la séparation de corps n’est pas toujours ce que vous croyez

dire « 𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑟𝑝𝑠 » parce qu’on ne se supporte plus et qu'on a décidé de vivre séparément… ce n’est pas suffisant; 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐣𝐮𝐠𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐚𝐩𝐞́ 🎯 petite mise au point pour éviter des malentendus :  𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞...

dans mon cabinet, c’est l’esprit d’équipe avec mon client

je dis toujours à mes clients que je travaille pour eux et surtout avec eux; nous formons une équipe dans un tribunal, comme sur le terrain rien ne se gagne seul comme en mêlée, l'avocat et son client doivent se faire confiance pour avancer ensemble, épaule contre...

avocat-specialiste

121, cours d'Alsace et Lorraine, 33000 BORDEAUX

2, rue Jean Bonnardel - Immeuble le Topaze Bât B, 33140 VILLENAVE D'ORNON

05 56 75 40 74 / kristell.compain-lecroisey@avocat.fr

PRENDRE RDV

EN LIGNE

PREMIEr CONTACT

15 MINUTES GRATUITES